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lundi 29 août 2011

Conférence de Durban: le BASIC s'impose

La Chine a pris part samedi à une réunion ministérielle qui réunissait les pays émergents du BASIC ( Brésil, Afrique du Sud, Inde et Brésil) à Inhotim, au Brésil, en vue de la prochaine conférence de l'ONU sur le climat qui se tiendra à Durban, du 28 novembre eu 9 décembre prochain. 

Usines en Chine
La prorogation du protocole de Kyoto, qui expire en 2012, sera la priorité numéro un pour ces pays. Il sera également question d'obliger des grandes puissances comme les USA, un des plus gros pollueurs, qui n'ont pas ratifié le protocole, de prendre malgré tout des "engagements similaires à Kyoto" pour réduire leurs émissions de CO2.

Ils précisent ainsi que leur but sera de mettre en place des accords équilibrés avec les pays riches et en développement, en sachant qu'ils rencontreront des obstacles face au Japon ou à la Russie qui ne veulent pas proroger le protocole. Selon ces derniers, il n'est pas efficace car l'accord ne concerne pas les puissances les plus polluantes comme la Chine et les USA. 
Les pays du BASIC s'affirment de plus en plus et pèse lourd dans la balance décisionnelle des questions internationales. On se souvient que l'avant dernière conférence, qui s'était tenu à Copenhage, n'avait pas porté beaucoup de fruits et la partie s'était principalement jouée entre la Chine et les USA. 

Un accord était pourtant sorti lors de la dernière conférence à Cancùn, où les pays riches s'engageaient à mettre en place un fond destiné à lutter contre à faire face au financement des actions à réaliser. 

Les objectifs des pays du BASIC peuvent se résumer au travers de cette déclaration du ministre des Affaires étrangères brésilien, Antonio Patriota : " Les pays du BASIC ont beaucoup fait pour combattre le changement climatique en présentant des objectifs ambitieux. Cela nous conduit à exiger des pays industrialisés des objectifs de réduction de CO2 beaucoup plus significatifs que ceux présentés jusqu'à présent". 



jeudi 25 août 2011

Une armée de plus en plus puissante

Le Pentagone a publié son rapport annuel sur l'armée chinoise et en a déduit, comme l'année passée, qu'elle ne cessait de se développer et que le fossé la séparant des armées modernes était en train de diminuer. 

Cette évaluation représente bien la crainte des Etats-Unis de voir son voisin et concurrent le rattraper à une vitesse fulgurante dans le domaine de la défense, où ils ont pour habitude d'être en première place.

Si ils précisent bien qu'il reste encore malgré tout des retards dans le domaine du matériel utilisé et un manque de connaissance opérationnelle, la Chine pourrait bien avoir les forces terrestres et navales suffisantes pour soutenir certains conflits loin de leur territoire. Elle pourrait dès lors devenir, pour 2020, la puissance régionale dominante et par conséquent, déstabiliser l'équilibre des forces en place. 

L'autre point épineux du dossier est l'affirmation du Pentagone selon laquelle la Chine s'arme intensivement face à Taiwan, qu'elle convoite depuis longtemps. Sur le long terme, elle pourrait envahir l'île et récupérer ce qu'elle considère comme sa propriété. 

L'agence officielle de presse chinoise n'a pas attendu les positions officielles de Pékin pour réagir, qualifiant ce rapport "d'histoire à dormir debout." Cette ascension dans l'acquisition d'une armée modernisée suit, selon les Chinois, une logique dans laquelle leur accroissement économique leur permet et les oblige à se doter de pareil système de défense. Elle accuse ainsi les Etats-Unis de "spéculer comme d'habitude" sur les stratégies chinoises.

Ce rapport reflète donc bien la crainte de la plus grande puissance militaire du monde de se voir destituer de sa place de vainqueur au bénéfice de son rival de toujours. 

dimanche 14 août 2011

Un ambassadeur américain d'origine chinoise en Chine

Gary Locke
Gary Locke, premier gouverneur américain d'origine chinoise et ancien secrétaire au commerce nommé par Obama en 2009, a été désigné comme nouvel ambassadeur des Etats-Unis en Chine. 

Pendant la conférence de presse dimanche, alors qu'il était à peine arrivé vendredi, il a souligné dans son discours que le défi qui serait les plus important à relever serait " de promouvoir une plus forte et meilleure compréhension entre les peuples américains et chinois". Il s'agit d'une déclaration importante dans un contexte où ces deux pays sont souvent opposés sur différentes question telles que l'indépendance du Tibet, le réchauffement climatique ou encore sur des questions liées à la crise économique.



Dernièrement, le climat était d'ailleurs de nouveau tendu entre les deux géants, suite à la dégradation de la note des Etats-Unis par l'agence de notation Standard and Poor's, où la Chine avait vivement critiqué la façon de vivre des USA, celle-ci détenant la plus grande part de la dette américaine. Gary Locke s'est voulu donc rassurant en déclarant que:"Le président Barack Obama et le Congès avaient défini un processus permettant d'assurer l'intégrité budgétaire des USA". .

Les médias chinois et les bloggeurs sont quant à eux mitigés. pour certains, la nomination au poste d'ambassadeur américain d'une personne d'origine chinoise serait une manière de se rapprocher de la Chine, mais pour d'autres, il ne faut tout de même pas oublier que sa mission consistera à représenter les intérêts américains avant-tout.

Cette communauté de bloggeurs lui a déjà trouvé un surnom "the backpackers" en référence aux nombreux voyages qu'il a l'habitude de réaliser. 


Premier discours de Gary Locke à pékin, avec sa femme Monna Lee Locke, et ses trois enfants.

lundi 18 juillet 2011

Visite du Dalaï-Lama aux Etats-Unis: tension entre Washington et Pékin



Obama a tout de même rencontré le Dalaï-Lama à Washington samedi dernier alors que la Chine conteste cette entrevue accusant les Etats-Unis d'ingérence dans ses affaires intérieures. Le gouvernement chinois avait déjà appelé plusieurs fois B. Obama à annuler son rendez-vous sous peine de provoquer de nouvelles tensions avec la Chine. 


Le thème principal à l'ordre du jour était le respect des droits de l'Homme au Tibet. Obama a réaffirmé son soutien à ce devoir de respect et à une nécessité de recourir au dialogue plutôt qu'aux actes de violence. 

La Chine accuse Obama de vouloir soutenir le Tibet dans sa volonté d'indépendance et de faillir à ses engagement avec la Chine. Obama pendant l'entretien a pourtant simplement souhaité que chacun "trouve la voie du milieu"

Le Dalaï-Lama lui même a depuis quelques temps déjà affirmé face à la Chine qu'il prônait un type d'autonomie réel plutôt qu' une indépendance complète. La Chine ne veut bien entendu rien entendre d'une région qu'elle considère comme appartenant pleinement à son territoire. 

mercredi 13 juillet 2011

Zhu Min: un chinois auprès de Christine Lagarde

Christine Lagarde a nommé comme directeur général adjoint Zhu Min, ex-vice gouverneur de la banque populaire de Chine. Le renouvellement de sa nomination ( il occupait la place de conseiller général auprès de DSK ) témoigne de l'importante place qu'occupe la Chine sur les marchés financiers, acteur incontournable sur la scène internationale. 


Fin 2010, la Chine avait détrôné le Japon de sa deuxième place de leader mondial par une croissance effrénée augmentant à grande vitesse son PIB, alors que le Japon devait se serrer la ceinture.

Depuis, la croissance chinoise s'est calmée, ou plutôt stabilisée, à cause, en partie de la diminution des demandes d'importations dans les pays étrangers. 

Pourtant, pas de panique pour l'Etat, le porte-parole du Bureau d'Etat des Statistiques, Sheng Laiyun a annoncé que " la croissance chinoise avait peu de chance de rechute." L'économie chinoise aurait ainsi de beaux jours devant elle. De beaux jours...ou plutôt quelques beaux jours interrompus par le risque d'orage en prévision selon certains spécialistes.

Son économie est par ailleurs remise en question à plusieurs niveaux. Les principales critiques concernent son système opaque où l'on ne peut jamais discerner le vrai du faux en c qui concerne les données publiées, une monnaie flottante, et les créations de bulle immobilière et de crédit.

jeudi 24 mars 2011

La Chine et le Zimbabwe



Le gouvernement chinois a prêté une somme de 700 millions de dollars au Zimbabwe, alors que le régime de Mugabe a été mis à l'index par l'Occident depuis 2002, et fait l'objet de nombreuses sanctions. 

Mugabe, président du Zimbabwe.

Ce n'est pas la première fois que la Chine vient à l'aide de cet Etat considéré comme"voyou". En 2009, un prêt de 950 millions de dollars avait déjà été accordé au gouvernement de Mugabe. L'argent est destiné majoritairement à l'achat d'équipements et de machines agricoles. 

Les rapports précédents entre  Pékin et Mugabe avait déjà soulevé des questions quant à l'implication des Chinois sur le continent africain, et particulièrement ceux  concernant les rapports avec les pays les plus corrompus. 

Une des préoccupations majeures de l'Occident réside dans le fait que les droits de l'Homme ne sont pas perçus de la même manière par la Chine, l'Occident ou encore l'Afrique. Certains parlent à propos de l'attitude chinoise de " relativisme de la notion des droits de l'Homme"

Mais l'investissement en Afrique par les sociétés chinoises représentent une large ouverture dans un monde où les marchés sont saturés par les autres puissances. Des milliards avaient déjà été investis, en 2009, au Zimbabwe dans le raffinage d'or et de platine, l'exploration pétrolière et gazière, l'achat et la distribution de pétrole. 

La Chine est devenue dépendante majoritairement des hydrocarbures africains, et de l'Angola en première position. 

En 2008, une cargaison d'armes en provenance de la Chine avait rebroussé chemin sous la pression occidentale. En février dernier, le ministre des Affaires étrangères chinois avait malgré tout exhorté à l'Occident de lever les sanction qui pèsent sur le régime de Mugabe.